La Poésie élémentaire

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Arte Postale! - Carte postale - Congress - Epidémie - Exposition - Fluxus-Buck - Global ignorence - Histoire (1) - Histoire (2) - Lieutenant Murnau - Memo(random)/Memo(ry) - Poésie élémentaire - Réseau - Timbre - Tourisme

 

 

 

Arte Postale!

Titre : Arte Postale!

Auteur : Sztuka Fabryka

Source : http://www.sztuka-fabryka.be

 

Arte Postale! is the zine from Vittore Baroni, first issue was published in October 1979 and became soon a significant publication dedicated to "the aesthetics and philosophies" of Mail-Art. The zine is called to be a publication for the ethereal open network.
"I discovered mail art in 1977 and the following year I was already corresponding with an ever increasing number of contacts, a hundred or more, so I soon reached the point when you are not able anymore to find the time for elaborate original answers to each and every single mailing. I needed something readily available to trade with other networkers and that could become the focus for my postal activities, so the natural step to take was to create my own magazine, like other mail artists did before me . . . ." Janssen, R. (1995). [Interview with Vittore Baroni]. TAM Mail-Interview Project [WWW page]. URL http://www.iuoma.org/
Since 1979 numerous issues has been published of Arte Postale!, never focussed on a specific size, style or periodicity, it has become the longest living non-profit publication distributed through the postal system. The title of the zine is a translation of "Mail Art" in Italian, with exclamation mark which reminds Baroni of the excitement of his first encounters in the Mail-Art Network. > lire la suite

 

Carte postale

Titre : De la carte postale aux nouvelles technologies

Auteur : Reine Shad

Source : http://perso.wanadoo.fr/reine.shad

 

La carte, matériau postal par excellence, est apparue en Autriche-Hongrie dans la seconde moitié du siècle dernier et a suscite un grand intérêt auprès de nombreux créateurs; parmi ceux-ci, Paul Eluard aima a réaliser selon le principe surréaliste de l'analogie arbitraire des montages polyptyques de cartes postales.
L'avènement du Mail Art permet de découvrir un flot de cartes postales artisanales, imprimées ou peintes; dans cette profusion de créativité, on notera des productions remarquables, telles l'oeuvre de Ben, "le Choix du facteur", carte postale avec adresses recto-verso, ou celle de Joseph Beuys, "Fluxus zone West - Fluxus West".
Dans le cadre du 1 20e anniversaire de l'émission de la première carte officielle a Florence (Galleria degli Uffizi-sala delle Reali Poste), I'artiste italien Giovanni Broi a organise en 1990 une exposition de cartes postales auto-produites: "La Posta in Gioco", qui avait pour objet de présenter des cartes Considérées, non comme simples supports de message écrit, d'image graphique ou photographique, mais comme objets a construire, a manipuler, a modifier, a altérer... > lire la suite

 

Congress

Titre : Congress

Auteur : Sztuka Fabryka

Source : http://www.sztuka-fabryka.be'

 

A congress of Mail-artists is defined as one or several meetings organised and held during for one particular year, called a 'Congress year'.
In the nineteen eighties Günther Ruch (Switzerland) began promoting his long held idea of a centralised congress of Mail-artists. Initially, he proposed a one-time gathering, however, when Hans Ruedi Fricker (Switzerland) joined the project they agreed, on a decentralised version to be held in several locations. They realised that if they did not decentralise the gathering, few people would have the opportunity to participate due to the former iron curtain, long travel distances, or not much money. Each agreed that decentralized congresses were ideal and would give more artists the opportunity to confer face-to-face. Both also had their own personal ideas about going from postal contact to meeting in person, so decentralizing was the inevitable step for giving more Mail-artists the possibility of meeting each other.
In 1986 they organised the first 'Decentralized Mail-Art Congress' (DMAC86) which involved eighty different meetings with over five hundred participants from twenty five countries. Ruch acted as co-ordinator and gathered photos and reports from the various meetings in a 160 page catalogue. Six years later in 1992, Fricker co-ordinated a new 'Decentralized Networker Congress' (DNC92) with a final count of over 250 meetings and a book-documentation produced by Peter W. Kaufmann (Switzerland). Fricker called it a "networker" congress as he tried opening the meetings to other independent networks and sub-cultures such as home-tape, graffiti, zine publishers, … who are not directly related to the Mail-Art network. > lire la suite

 

Epidémie

Titre : mixage international C.K.K. épidémia

Auteur : Joël Hubaut

Source : http://perso.wanadoo.fr/reine.shad

dernier avetissement d'extême urgence:

Le MAil Art n'est pas une entreprise de commerce ni de kontrol artistique +++ le Mail Art n'est pas fait pour être récupéré dans les musées +++ le Mail Art doit participer au sabotage de toute mafia artistique +++ le Mail Art doit dénoncer maintenant les arrivistes et les spéculateurs +++ le Mail Art doit être extrêmement rebelle et détourner les entreprises +++ le Mail Art doit maintenant s'attaquer à toutes les institutions +++ le Mail Art doit cesser d'être de la piquette de fantasme poétique +++ le Mail Art est devenu académique comme une vieille chouette puante +++

Le Mail Art est une sangsue de plus dans l'ordre des pouvoirs culturels +++ le Mail Art est mort avec sont répertoire de spécialistes +++ le Mail Art doit disparaître de la culture officielle +++ le Mail Art doit devenir anonyme +++ le Mail Art doit fuir les catalogues et les shows de galerie +++ Le Mail Art doit s'engager à la destruction totale du Mail Art +++ le Mail Art doit surprendre quand on ne l'attend pas +++ le Mail Art doit aggresser les officiels du Mail Art +++ le Mail Art doit être violent +++ le Mail Art doit être un projectile +++ le Mail Art doit être une bombe dans un paquet +++ le Mail Art doit être un cobra vivant dans un paquet +++ le Mail Art doit être un flacon de bactéries dans un paquet +++ le Mail Art doit faire sauter toutes les centrales du Mail Art +++ le Mail Art doit être infecté et contaminant +++ le Mail Art doit s'attaquer à tous les petits traîtres collectionneurs +++ le Mail Art doit être sale +++ le Mail Art doit violer +++ le Mail Art doit faire souffrir +++ le Mail Art doit être une révolte +++ le Mail Art est mort vive le nouveau Mail Art méchant et aggressif (1982)

 

Exposition

Titre : REFLEXION SUR LE MAIL ART à l’occasion de l’exposition Coup d’envois ou l’art à la lettre en 1989

Auteur : Pierre Restany

Source : http://perso.wanadoo.fr/reine.shad

 

Art entre dans un musée pour y être exposé.On peut d'ailleurs se demander pourquoi cela ne s'est jamais fait.Il existe des musées postaux dans tous les pays mais aucun jusqu'à présent ne s'est greffé sur cette activité artistique expérimentale.
Il est vrai que les artistes du Mail Art viennent d'une esthétique conceptuelle, qui les portent beaucoup plus naturellement vers les campus universitaires que vers les ambiances muséales. Ce qui explique, en partie, qu'aucun musée n'a jamais pensé à s'adresser à ces artistes. Mais c'est là une carence folle..." Issu du Néodada", du Nouveau Réalisme et de Fluxux, le Mail Art est un mouvement à la fois avant-gardiste, universaliste et synthétique."
Le Mail Art est né en 1962 avec la création par Ray Johnson de la New York Correspondance School of Art. Le futurisme, qui se contente de singer la poste, n'est que la préhistoire du Mail Art, qui, lui, entreprend d'utiliser le système postal.Issu du Néodada, du Nouveau Réalisme et de Fluxus, le Mail Art procède de ce grand concept que George Maciunas définit très justement comme une expansion des arts ("expended art"). De ce point de vue, il n'y a plus de frontières entre les arts ; le théâtre devient un phénomène multimédias, la poésie passe du message sémantique à l'effet sonore, la peinture devient un assemblage d'objets, la notion d'environnement remplace le support plan, et l'attitude, le happening ou la performance deviennent des formes d'art. Le Mail Art s'inscrit dans cette histoire comme un mouvement à la fois avant-gardiste, universaliste et synthétique sur le plan de la civilisation.
Cette expérience marginale est liée au courant postduchampien, qui donna lieu aussi au mouvement du Pop'Art Elle se fie à la poste pour égaliser, si l'on peut dire, toutes les prestations, niant la distance de l'Inde à l'Australie Latine. Quant aux pays de l'Est, ils ont connu une très grande libération à travers le Mail Art hongrois, polonais ou tchèque. Le Mail Art n'est pas non plus sans connexion avec le Nouveau Réalisme : ce que j’ai appelé le Nouveau Réalisme est lié à une période historique de rupture, au moment où la reconstruction de l'après-guerre a laissé la place à une époque nouvelle qui était celle du boom économique, de la société de consommation et du grand élan technologique. Qu'est-ce que le Nouveau réalisme ? C'est un humanisme technologique, et le Mail Art est partie prenante de cet humanisme technologique. Mai 68 a amorcé une philosophie qui s'oppose à l'esthétique égalitaire par exemple du Bauhaus pour lequel l'objet standard serait le levier de la démocratie - , ou à l'esthétique conformiste de Breton- pour lequel le ready-made marquerait la fin de l'art - alors que Duchamp, au contraire, montre qu'un objet produit industriellement par la machine peut être aussi beau qu'un objet réalisé par la main de l’artiste. Depuis 68, la qualité de la vie n'est plus liée à une conception égalitaire, uniformisante et totalitaire de la démocratie, mais à la démocratie conçue comme exaltation de la diversité, épanouissement de l'individu, valorisation des différences.Le dispositif du Mail Art est une des retombées de cette notion de démocratie individualisante, en revendiquant un art chez soi et pour chacun, il développe une aspiration démocratique à la fois universaliste et individualiste, " Le Mail Art se développe comme une chaîne de communication parallèle. > lire la suite

 

Fluxus-Buck

Titre : Fluxus-Buck

Auteur : Sztuka Fabryka

Source : http://www.sztuka-fabryka.be

 

'Fluxus Buck' is an artistic project from Julie Jefferies aka. ex posto facto (U.S.A.) which she started in 1994. A 'Fluxus Buck' is an artists' banknote which she distributed into the Mail-Art network. The project started as an 'add and return to' project, the receiver of a 'Fluxus Buck' was asked to alter the artists' banknote and return it to her.
"The instructions on FB [Fluxus Buck] read: "It's currency for you to alter/create (depending on its state when you receive it). Carry it with you a while, or pass it along, but once you're done with it please mail it to ex posto facto, . . . Documentation and bucks in return"." (Ex Posto Facto, personal interview, May 2003)
After a while, artists altered the artists' banknotes and started to send it on to other Mail-artists. Later on some Mail-artists designed their own 'Fluxus Bucks' and spread them into the network, linked to the 'add to' concept or as single piece of artwork. A.1 Waste Paper (England) for example has carved a replica of a 'Fluxus Buck' and can stamp his own 'Fluxus Bucks'. And a text about artists' banknotes from Vittore Baroni (Italy) inspired Joel Cohen (U.S.A.) from 'Ragged Edge Press' and Tom Kerr (U.S.A.) to produce their own 'Flux Bucks 50'.
The idea of an artists' banknote came when ex posto facto was working as cashier and handled lots of money. At that time she was looking for something to go in the Mail-Art she was sending out. She decided to make her own banknotes and send it out as an 'add to' piece into the Mail-Art network. If her correspondents returned the modified artists' banknotes, they did get a documentation in return. Generally the documentation was send out once or twice a month after about 15 artists has returned her the altered 'Fluxus Bucks'. What she did not know was that the project turned into a networking tool. As Ray Johnson (U.S.A.) created with his 'add to' artworks spontaneously the Mail-Art network, the 'Fluxus Bucks' documentation was the start of a network of Mail-artists who swapped 'Fluxus Bucks'.
"I thought that it world be a little collaboration - or even just one artist decorating a buck. When I started documenting and mailing sheets containing the mailing information of artists who had most recently sent me bucks, those artists on the list began mailing to each other. That way they expanded their own network of mail artists to exchange art with." (Ex Posto Facto, personal interview, May 2003)
At the time she did get the idea of the artists' banknotes, she just getting to know about the art movement Fluxus, which attracted her attention for the freedom and the concepts it offered. To honour it she named her artists' banknotes after the movement which have a connection with Mail-Art. Not knowing that Robert Watts (U.S.A.) a Fluxus member has produced 22 years earlier a series of 1 Dollar bills in offset to be included in Fluxkits. Much later Ex posto facto found out about Watts' artists' banknotes, which made her conclude that good ideas can occur independently over and over.
In making 'Fluxus Bucks', ex posto facto stamped each buck at least 5 times in several colours and all bear a heading "United Eternal Network". Besides the big "United Eternal Network", the instructions are stamped along with a series letters, a number (each different), and the date. In a few 'Fluxus Bucks' from several Mail-artists the relationship between the value of art (Mail-Art) and money was questioned. Which can be related with the words "Art and money do not mix" from Lon Spiegelman (U.S.A.). For a Mail-artist a 'Fluxus Buck' will be more valuable the more Mail-artists has altered their artwork on it.

 

Global ignorence

Titre : Luther Blissett, a legend of the global ignorence

Auteur : Klára KISS-PÁL

Source : http://www.artpool.hu

 

"I always said," affirmed the art critic, David Bourdon [1], when he first heard of Ray Johnson's suicide, "that without the impediment of Ray's personality there'd be a lot of interest in the work".
The 67 year-old mail artist jumped off a bridge in Sag Harbor in New York State on January 13th, 1995. The representatives of the official art world had never doubted the importance of the artist, considered to be the father of mail art, but were unable to establish contact with him - because of his strong aversion to the commercial art world, gallery owners, and generally, professional arts organizers. They could breathe a deep sigh of relief: he was no longer there to create confusion. Others - specifically the members of the large mail network organized around him - found the most charming characteristics of his personality in the natural way he made connections and his requests to his partners to contribute to an open artefact. But other contradictions in his life diversified the art scene, wreaking havoc on art historians reliant on simple equations. Everybody knew him as a communicative, even loquacious, person, he was brilliant at small talk, he hadn't heard of discretion, but his death revealed that the details of his personal life had been shrouded in secrecy, even from his closest friends. If we choose to enumerate the elements of his method of creation, his character, and biography all which contributed to the development of the Johnson legend during his lifetime, one paradox would certainly have to be mentioned: on the one hand, he avoided, at all costs, public appearances, on the other hand, he was obsessively preoccupied with where and how many times his name appeared in print. While he pioneered a perfectly functional alternative communication network, albeit manipulative - though creative and with good intentions - his work excluded expropriation, even though he circulated it with "add and return" instructions, it was always he who directed and controlled the events. > lire la suite

 

Histoire (1)

Titre : L'impossible histoire de l'art postal

Auteur : Claude Ballaré

Source : http://perso.wanadoo.fr/reine.shad

 

Au debut des années 60, l'artiste américain R.Johnson crée la New York Correspondance School of Art et formule les principes de son école: le mail art sera privé, secret et sans règle. Il faudra une bonne quinzaine d'années avant d'assister au développement et à la démocratisation de cet art nouveau. Une bonne vingtaine avant qu'il ne deviennent une forme d'expression universelle. il n'a pourtant pas attendu qu'on le définisse pour naître. Dès le XVIIe siècle, on trouve des lettres pliées, des enveloppes décorées à la main, au pochoir au par impression colorée. La naissance du timbre poste (1849 en France) va s'accompagner d'une véritable démocratisation de lapratique épistolaire et quelques joyeux illustrateurs en profiteront pour personnaliser leurs enveloppes. L'arrivée de la carte postale illustrée, à la fin du XIXe siècle inspirera un plus grand nombre de correspondants soucieux de créer leurs propres images. Des centaines de sacs postaux ne suffiraient pas à contenir les envois des augustes anonymes, mais également des artistes qui ont marqué le XXe siècle. La plupart ont éprouvé le plaisir d'illustrer leurs enveloppes, offrant ainsi une part d'eux -mêmes à leurs correspondants. Matisse, Picasso, Miro, Satie, Calder, Cocteau, Desnos, Arthaud, Proust, Barthes, Chaissac, Tinguely, Breton et la cohorte des surréalistes ont tous décoré leurs lettres sans compter. Mallarmé lui-même formulait souvent ses adresses sous forme de quatrain car il trouvait que le format des enveloppes s'y prêtait bien. Ainsi de celle adressée à Mery Laurant le 13 Juillet 1892 :
"Que la dame au doux air vainqueur
Qui songe, neuf, boulevard Lannes
T'ouvre, Ô mon billet, comme un coeur
Avec ses ongles diaphanes."
Le mouvement ne s'est jamais interrompu et le catalogue édité par le musée de la poste à l'occasion de son exposition "plis d'excellence" en 1994, ainsi que les récents ouvrages de PIerre-Stépahne Proust consacrés aux plus belles enveloppes illustrées de 1750 à nos jours en sont une preuve splendide. Ces quelques bribes historiques ne doivent pas cacher que la pratique de l'art postal étant une affaire de liberté et d'individualité, elle se place hors des courants, des modes, des écoles et des musées. Son histoire étant celle des individus qui la font, on ne peut en avoir une vue globale ni l'écrire. > lire la suite

 

 

Histoire (2)

Titre : Un historique du Mail Art !?

Auteur : Baudhuin SIMON

Source : http://www.mailart.lu

 

Ecrire l’Histoire de l’art postal ou bien raconter des histoires qui se passent dans le réseau d’art postal ?

Je préfère les petites histoires à l’Histoire avec un(e) grand(e) « HACHE » .

Bien sûr il faut savoir gratifier, rendre à César ce qui appartient à César, mais le Mail Art n’appartient à personne, c’est un patrimoine de l’Humanité.

Le Mail Art est à toutes et à tous. Il est ouvert. Nouvelle venue, nouveau venu, bienvenu(e) dans l’égalité en réseau, dans le planétaire, dans le futur, dans le ludique, dans la communication à l’aise, l’autonomie, la fête permanente, poésie … action.

Le mail art network n’a pas de père, ni de grand-père. Pas de « Premier » , pas de fondateur. Personne n’est le pape du mail art.

Notre réseau tient le coup parce que le patriarcat, l’élitisme, le narcissisme, la norme d’école, le jury, la compétition, la célébrité peuvent aller se rhabiller, se faire voir ailleurs et se faire foutre avec le sélectionnisme, le jugement, la vitesse, l’achat-vente-profit , l’esthétique canon ( rien n’est beau, rien n’est laid ), le prestige ( nunca mais ), les hiérarchies.

L’impossible historique du Mail Art est en chemin. > lire la suite

 

Lieutenant Murnau

Titre : Lieutenant Murnau

Auteur : Sztuka Fabryka

Source : http://www.sztuka-fabryka.be'

 

Lieutenant Murnau' was a pioneering musical project from Vittore Baroni (Italy) operating in the field of "plagiarism", known in Italy as an obscure act it became a cult afterwards. When he first got involved in Mail-Art around 1977, artists like Genesis P. Orridge (1), Richard H. Kirk (2), Monte Cazazza (3) and Nigel Ayers (4) were among Baroni's early contacts. He began to be involved in what at that time was called the "tape network", with his own audio experiments. After a few years of experiments in sound-poetry he began with his project 'Lieutenant Murnau' in 1980. His experiments as 'Lieutenant Murnau' were much more ironical then the industrial music which had at that time its evolution since the mid seventies.
It was a little step beyond industrial, Baroni was mostly interested in that area of audio collage which in a few years took the name of "plunderphonics" or "plagiarism". He did not want to play a single note or instrument but to recycle and transform the record releases of other musicians to create new sounds. His sleeping room was his studio where he created his music with the help of only a few tape decks, old record players, prepared vinyl records, tape loops made on a old Geloso reel-to-reel tape recorder, some toy instruments, … he created his music.
> lire la suite

 

Memo(random)/Memo(ry)

Titre : Memo(random)/Memo(ry)

Auteur : Sztuka Fabryka

Source : http://www.sztuka-fabryka.be'

 

'Memo(random)/Memo(ry)' was an ongoing kind of "add and return to" project from Robin Crozier (England). He send to his correspondents an A4-size blank paper with a hand-written heading containing the title, Crozier's name, the name of the receiver, the date of the sending and the subject. The subject was always "What do you remember about" followed by a past date. His correspondent was asked to write down or express in an artwork what he/she remembers of that date, and return the sheet to Crozier. He made a copy of the completed sheet and passed it on, each contributor received in such way the completed sheet of another artist. The contributor received also another blank sheet to continue the process, often with the date the earlier contribution was send to Crozier.
"please reply this paper to receive another memory from someone else" Crozier, Robin (artist). (1992). Untitled [add to letter]. Tielrode: Sztuka Fabryka Archive
When the received completed form was a writing he made a copy in case of a visual he transposed the complete sheet into a series of memo books. Was the memo book filled up, then he mailed it to the 'Getty Center for the Arts and Humanities' situated in Los Angeles (U.S.A.) a process which has been discontinued at book number 79. Before the 'Getty Center' Crozier sent the copies to Jean Brown but after she gave her complete collection to the 'Getty Center' he continued to send them to the foundation. This until the 'Getty Center' announced Robin that they were no longer interested to receive the 'Memo(random)' sheets. > lire la suite

 

Poésie élémentaire

Titre : Il n'y a que mail-art qui m'aille !

Auteur : Didier Moulinier

Source : la-poesie-elementaire.net

 

L'Art Postal, plus connu sous le nom de Mail-Art, trouve évidemment sa place dans le champ de la poésie élémentaire, même si le mouvement s'est considérablement émoussé, du fait d'internet essentiellement. Or comme internet, le mail-art n'est (n'était ?) pas un simple "moyen de communication" (ceux qui pensent encore cela à propos d'internet font pitié), ce n'est pas seulement un médium accessoire de diffusion et de contamination des oeuvres, mais une remise en question radicale de la création "artistique" et "poétique", et surtout des modes de production et de circulation des oeuvres.

D'abord, un peu d'histoire : dans les années 1920, les dadaïstes mais surtout les futuristes développent une activité postale effrénée, s'envoient des cartes postales qu'ils produisent eux-mêmes. C'est la première émergence importante et organisée d'art postal. Plus tard, dans les années 1960, les courants post-Dada, surtout Fluxus, reprennent cette pratique, de même que le très important Ray Johnson qui crée en 1962 la "New-York Correspondance School of Art". Le mail-art est né, et regroupe très vite tout un ensemble d'artistes à travers le monde (à l'exception de l'U.R.S.S., de la Chine, et du continent africain en général). Ce courant n'a plus jamais disparu, et retrouve un second souffle dans les années 1980 grâce à l'essor de la photocopie. Le maître-mot, concernant le mail-art, est la Communication. Il est certain que, dans les années 1960, par le fait des courants libertaires, la naissance du "pop", etc., est apparue une première idéologie - souvent simpliste - de la "communication". Devons-nous conclure, pour autant, à l'obsolescence totale de cette idée selon laquelle il vaut mieux communiquer d'individu à individu - quitte à réduire l'ampleur du message - plutôt que de créer "dans son coin" et, pour finir, emprunter les circuits médiatiques à condition bien sûr que ceux­ci vous acceptent et vous reconnaissent en l'occurrence comme artiste ? La communication mass-médiatique, qui s'est imposée "massivement" aujourd'hui, n'épuise pas en effet les possibilités d'échange en matière artistique ou littéraire, tout le monde le sait. Non seulement elle n'épuise pas "toute" la communication, mais elle la réduit à un circuit d'action et de promotion qui tend à exclure l'individu : les publicitaires "communiquent", la télévision "communique"... Et vous ? Et moi ? N'est-ce pas un douloureux paradoxe que cette communication à sens unique ? Il y a beau temps que la dite "communication" est aliénée à de puissants intérêts économiques, voire idéologiques, très éloignés de ce qu'une théorie moderne pourrait élaborer sous les noms d"'échange" et de "communication".

Or, dans un premier temps, il faut appréhender le mail-art comme une véritable critique de l'économie artistique : exclusion du "marché de l'art" mais aussi, et surtout, attentat à l'idée de "publication" comme modèle d'un petit nombre qui parle à un grand nombre (le public). Ce qui définit proprement un Pouvoir, le Pouvoir de l'Edition. Le problème est donc de savoir si une alternative - l'idée même d'alternative - peut trouver quelque crédit et imposer des pratiques "parallèles". Evidemment, si l'on pose la question en terme de marginalité ou de "contestation", le Pouvoir aura beau jeu - et aura raison - de critiquer cette marginalisation comme étant utopique, élitiste, anti-progressiste, etc. A l'inverse, si l'on peut forger un concept de communication qui ne soit pas seulement le corollaire de celui de création (la création étant première et la communication seconde, donc accessoire, selon un schéma naïvement naturaliste qui a la vie dure), mais bien coextensif à celle-ci, englobant le procès de création et jusqu'à la diffusion des oeuvres, autrement dit si la communication comprise au sens large de circulation, transmission, envoi, devient la condition de possibilité même de la production, alors nous pourrons donner raison au mail-art de congédier non seulement la vieille notion d'''oeuvre" poétique (ou artistique) mais aussi les supports économiques servant à sa diffusion.

L'on objectera peut-être que le mail-art utilise bien des formes de distribution officielles, ayant valeur d'institution, ne serait­ce que les services postaux... Il faut alors remarquer l'usage ironique, parodique, que les mail-artistes font de cette institution lorsqu'ils créent leurs propres timbres, leurs propres cartes postales, allant jusqu'à expédier des colis pour le moins surréalistes ou provocants. Cette parodie généralisée relève d'une forme moderne de résistance connue sous le nom d'infiltration... D'autre part, le mail-art étant fondé sur des échanges inter-individuels, à l'exclusion de toute règle, de toute norme commerciale ou juridique, on pourrait penser qu'une telle pratique constitue purement et simplement un retour au "troc". Tu m'écris, je t'écris, point. Mais il y a retour et re-tour (un tour de plus). Le troc est toujours fondé sur une coutume, c'est-à-dire un ensemble de règles tacitement reconnues par les différents protagonistes. Dans le cas du mail-art, le consensus repose sur cette seule règle qu'il n'y a pas de règles, pas de contraintes, même pas l'obligation de répondre (dans ce cas l'échange cesse immédiatement, ou plutôt il n' a pas lieu).

De la même manière il n'existe pas de bon ou de mauvais mail-art : il y a mail-art ou il n'y a pas mail-art, c'est tout ce que l'on peut dire. La réaction, la "critique" se mesure à la fréquence et à la persistance des envois, et s'auto-régule ainsi. Du reste, l'existence même (en chair et en os) du critique est exclue par le principe même du mail-art, lequel commande qu'un même artiste produise, édite et diffuse ses produits à destination d'un autre artiste, sans quelque médiation que ce soit. Ce sont les mêmes qui créent, qui jugent, et qui consomment. L'éventualité même d'un "public" doit être bannie dans la mesure où - on l'a vu - le mail-art se résume tout entier dans un procès de publication. Néanmoins un problème se pose : cette "publication" ­ au sens de démocratisation, décentralisation, etc. -, ne court-elle pas le risque paradoxal de s'enfermer dans un ghetto, un "circuit" réservé, un monde clos ? Après tout, qui connait l'existence du mail-art sinon les mail-artistes eux-mêmes ? Des listes d'adresses, des contacts innombrables sont donnés dans les revues de .. .mail-art, ce qui ne nous avance guère ! Ce paradoxe n'est pas simple à penser ; il concerne toute forme de minorité, qui se veut "démocratique", tout en refusant le statut d'"élite". Formulons les choses ainsi : en tant que mail-artiste, vous n'êtes pas élu (élite), vous n'êtes pas nommé (notion de mérite), pas choisi (notion de goût), vous êtes un peu comme un objet-trouvé. Vous rencontrez le mail-art (toujours par hasard) et vous êtes trouvé par lui : vous êtes tellement heureux de votre découverte que rien ne peut vous en guérir (sauf si vous avez mieux à faire, ce qui se conçoit...). Dans votre boîte à lettres (version light et surtout non commerciale du moderne spam !), le courrier s'amoncelle...

Le mail-art, donc, une association d'individus à l'échelle mondiale, sans assise institutionnelle. Il est vrai pourtant qu'une "Asociacin Latino americana y deI Caribe de Artistas Correo" a été fondée en 1984, à Rosario en Argentine. Seulement, vu le contexte géographique et politique, les préoccupations d'une telle "assemblée" débordaient largement le cadre des activités artistiques en général et du mail-art en particulier. La revue Participacion, éditée par Clemente Padin, en Urugay, se fait l'écho de revendications nettement politiques. Là où le mail-art se fait dénonciation, il semble que les seuls échanges individuels soient insuffisants et qu'une organisation structurée s'impose. Néanmoins, hors de tout contexte politique, d'autres formes de réunions, de rencontres entre mail-artis­tes sont envisageables : c'est le cas, par exemple, de l"'International Mail-Art Congress", organisé simultanément dans plusieurs pays - afin de marquer la décentralisation du mouvement - et relayé par l' excellente revue Clinch, publiée en Suisse par Günther Ruch. Bien différentes sont ces manifestations appelées "shows" ou "exhibitions", qui se résument le plus souvent à des expositions d'oeuvres collectées de par le monde. Cette habitude peut nuire cependant à l'esprit du mail-art, dans la mesure où elle l'entraîne sur un terrain qui n'est pas le sien, où il a toutes les raisons de craindre les feux de la critique : celui des "galeries d'art". Le sens de l'intimité propre au mail­art se perd évidemment dans la juxtaposition des oeuvres, laquelle ne peut échapper à l' arbitraire puisque, par définition, aucun jury, aucune sélection n'aura au préalable ménagé un semblant de cohérence. Un Catalogue vient parfois témoigner de l'évènement, qui comporte exactement les mêmes inconvénients'- quand il ne se réduit pas à une simple liste de noms et d'adresses, ceux des participants.

Dans le domaine éditorial l'on rencontre nombre de revues "spécialisées" dans le mail-art, ce qui apparaît toujours comme une entorse aux lois du genre, mais permet au moins d'être efficacement informé sur les projets des uns et des autres. Il est impossible - il serait ridicule - de prétendre citer ne serait-ce qu'un centième des publications - souvent éphémères - consacrées au mail-art dans les années 80. Néanmoins quelques titres, quelques noms s'imposent. Aux U.S.A., le Spiegleman's mail-art rag, ME Magazine (Carlo Pittore), en Norvège la revue El Djardida (à signaler un numéro spécial consacré aux "manifestes" du mail-art), en Italie, Vittore Béironi et ses Near the Edge Editions, Achille Cavellini, véritable précurseur, en France Pascal Lenoir et sa revue Mani-art ; et puis aussi, pêle-mêle, des "routards", des obstinés (mais jamais des "chefs-de­file") : Guy Bleus (B), Jacques Massa (Fr.), Lucien Suel (Fr.), Jerzy Wankiewicz (Pol), N. Bogdanoviv (You.), J.-.P. Morelle (Fr.), Klaus Groth (AIL), G.X. Jupitter-Larsen (Can.), Jurgen O. Olbrich (BRD), Kum Nam Baik (Corée), Ben Allen (Ire.)... Pour les plus connus, c'est-à-dire les plus productifs, mais encore une fois ce choix ne relève d'aucun jugement de valeur.

Un sort tout particulier doit être fait à la revue Doc(k)s, publiée par Julien Blaine depuis son repère de Ventabren, dans le sud de la France. On peut considérer cette publication comme un monument et comme un miroir de l' activité mail-artistique internationale. Un miroir ou plutôt une loupe : car le format de la revue, sa consistance, son luxe et - ce qui n'est pas rien - sa longévité, contrastent singulièrement avec la fragilité de ses consoeurs. Doc(k)s c'est "géant", c'est le mail-art en proie à une éléphantiasis caractérisée. Doc(k)s exagère, le luxe s'oppose de manière choquante à la "pauvreté" (au sens de l'Arte Povera) des textes et des images, la quantité des documents présentés devient écrasante, obsédante. Et, du coup, cette focalisation outrageante se révèle lumineuse, génialement paradoxale : le "piratage" des moyens éditoriaux, étant ici à son comble, révèle de manière fracassante l'existence du mail-art dans sa singularité. En effet aucune tentative de "récupération" éditoriale du mail-art ne saurait être envisagée, dès lors que cette récupération, cette (ré)­habilitation est déjà mimée avec une telle débauche de moyens et d'argent. Cette "ruse" mise à part - que l'on peut ou non apprécier comme telle -, Doc(k)s a fait - comme se plait à le souligner Julien Blaine - le "tour du monde" : les anonymes du mail-art y côtoient les vétérans de la poésie visuelle et les "vedettes" de la poésie sonore internationale.

Mais poursuivons notre enquête sur les supports spécifiques du mail-art, et nous rencontrerons bientôt la poésie visuelle dans sa forme la plus épurée, la plus élémentaire. Une sorte singulière de publication - qu'on n'ose plus appeler revue - se présente sous forme de "pochettes-surprises", diversement emballées et remplies jusqu'à la gueule de papiers en tout genre, pouvant être signés ou non, "artistiques" ou non... La formule est simple : un initiateur lance dans le réseau une série d"'invitations" ("vous êtes tous invités"!) autour d'un sujet ou un thème, ou bien encore pas de thème du tout, et il s'agit pour les intéressés de répondre. Mais attention, la pochette ne contenant que des originaux, il convient d'envoyer à l'organisateur une série de cinquante ou cent originaux ! Ce qui ne va pas sans conditionner, évidemment, la nature du travail proposé ; d'où encore l'usage fréquent - pour ne pas dire inévitable - de la photocopie.

Une autre formule consiste à réaliser une plaquette, ou un simili de revue, en expédiant une maquette vierge que devront "remplir" puis "faire circuler" les mail-artistes intéressés. Bon ou mauvais, le résultat n'en sera pas moins surprenant : il témoignera d'une oeuvre collective réalisée suivant les aléas de l'échange, c'est­à-dire selon le plus parfait hasard. Si chaque artiste, chaque poète compose chacun une page, l'ensemble aura l' aspect d'un recueuil ; mais si une même page, un même cadre contient la totalité des interventions, un collage le plus hétéroclite est alors obtenu !

Incontestablement, la carte postale reste le médium privilégié, autant que fondateur : tout mail-artiste qui se respecte y a recours, et ce pour des raisons évidentes. Passons sur l'avantage que représentent la légèreté, la maniabilité d'un tel support. Nous pouvons constater que la nature "biface" de la carte postale - un côté pour l'image, un côté pour le texte - la prédestine en quelque sorte à servir de laboratoire pour la poésie visuelle ; même si le sens de l'intervention consiste justement à perturber cette répartition "traditionnelle". Deux types de productions sont alors envisageables : d'une part les cartes postales imprimées, c'est-à-dire tirées en série à cinq cents ou mille exemplaires, représentant un motif (texte ou image) composé par l'artiste ; d'autre part les cartes postales uniques, envoyées à un correspondant unique. Dans ce cas l'emploi de feutres de couleurs, de peintures, d'encrages, de collages constituent les principales sources de création en matière de cartes postales "surchargées". L'emploi exclusif du ready-made induit un autre type de produits, un autre type d'échanges entre mail-artistes : l'envoi irraisonné et totalement burlesque (lorsque la quantité s'ajoute au dérisoire) de ce que nous pouvons appeler - en hommage à une chanson connue (. ..) - les petits papiers. Forme minimale du poème-trouvé, le "petit­papier" semble particulièrement adapté au mail-art. Pourquoi  ? Tout d'abord le ready-made ainsi radicalisé - prélever ou arracher un fragment quelconque et l'expédier sans autre forme de procès - convient à la rapidité nécessaire de l'envoi (un mail-artiste ne disposera jamais d'assez de temps s'il doit répondre à dix correspondants par jour, et gratifier chacun d'une "oeuvre" au sens habituel du terme). Mais plus fondamentalement, c'est une nécessité intrinsèque et quasiment structurale de favoriser l'extrait et le fragment qui, bien sûr, jouent métaphoriquement la place de l'individu dans le réseau. Nous parvenons toujours à la même conclusion: l'évènement de la communication réduit à rien les contraintes purement formelles, et la création dite "poétique" se confond dans une inter­subjectivité élargie.

Néanmoins nous n'avons pas encore achevé notre parcours. Reste à examiner le support élémentaire par excellence : l'enveloppe. L'enveloppe, pour peu qu'elle soit traitée comme un contenu, à la place même de ce qu'elle est censée contenir, devient le lieu ou le nom du message ; plus exactement, comme message "en creux" elle désigne l'absence même de message et peut, à bon droit, se nommer : "Ensemble­Vide-Edi tions" (titre d'une collection que nous avions nous-même créée, entièrement photocopiées sur du papier... kraft, c'est-à-dire du papier d'emballage). De son côté le timbre-poste, qui supporte peut-être à lui tout seul l'origine (historique) du mail-art, admet une fonction similaire. Par-delà les motifs artistiques plus ou moins variés, de Dada à Fluxus, et jusqu'à aujourd'hui (quoique de manière moins prononcée), nous réservons au timbre-poste ce privilège qu'il a toujours eu mais qu'il partage avec les "sceaux" et les "tampons" : le privilège de la nomination. Le mail-artiste se signe de cette manière, soit en créant des timbres imaginaires - parodie extrême et usurpation du Pouvoir -, soit en appliquant un tampon qui est la réplique sans complexe - mais non sans humour - des sceaux d'autrefois. Quoi de plus élémentaire que de laisser sa trace, sa marque, son nom, surtout si cette marque n'est pas celle d'un marquis... ?

 

Réseau

Titre : RESEAU ETERNEL : DE LA POSTE AU TELEPHONE

Auteur : Charles François

Source : http://perso.wanadoo.fr/reine.shad

 

Au regard de l'establishement artistique, qu'il soit intitutionnel ou marchand, il semble que le mail art soit aujourd'hui considéré comme "has-been". Un mouvement né au début des années 60 et mort au début des années 70. Une sorte d'art conceptuel usant de l'institution postale et mettant en circulation des enveloppes et des objets quelconques décorés de timbres et de tampons divers (officiels, originaux ou récupérés). Un avatar de l'art moderne à ranger au rayon des curiosités, au même titre que le Land art, Body art, etc. A oublier rapidement en tout cas, du fait de son caractère difficielement appréhendable en terme de marché. Et puis, qui n'a jamais envoyé une lettre un peu "spéciale" ? Nous serions donc tous des artistes ?
Pour les praticiens actuels d'art postal, l'opinion qui vient d'être évoquée n'est pas forcement "fausse". Elle est simplement celle de l'outsider, qu'il soit l'homme de la rue ou critique d'art. Elle constitue un regard réducteur sur un phénomène complexe. Le reflet d'une désinformation d'autant plus excusable qu'elle porte sur un phénomène peu public aussi, puisque marqué par un accrochage spécifique à la sphère du privé.
Si le mail art, évalué en terme de "mode artistique" est effectivement "has-been", il vaudrait mieux le présenter comme un "ancêtre". Mais de serait alors un ancêtre qui aurait planté une fameuse "graine" ! Plus sérieusement, en considérant le fond ludique potentiellement présent dans chaque individu, on pourrait le considérer comme un "ferment". De ce ferment seraint issues deux choses fort différentes, même si celles-ci comprtent un lien entre elles et sont souvent, à tort, appelées de la même manière : d'une part un "étiquette" hâtivement collée par le crtique d'art sur un phénomène en rapport avec des jeux postaux systématiques, apparu de manière significative dans le champ de l'art vers le début des années 60; d'autre part ce "phénomène" lui-même qui, loin de se figer au début des années 70, concerne progressivement un nombre croissant d'acteurs et développe sur une "scène" totalement alternative une activité de plus en plus intense, centrée de manières diverses sur des problèmes de communication. On préfère parler aujourd'hui de "Networking". > lire la suite

 

Timbre

Titre : ARTISTS´ STAMPS

Auteur : E. F. Higgins

Source : http://www.artpool.hu

 

The invention of postage stamps as prepayment for postage in 1840 was the first utilization, on a truly mass scale, of printed artworks. These artworks acted as visual signifiers pertaining to country of origin, leaders, lands, ideas, ideals, and religions, summarizing, in short, the spirit of a people. Such stamps, while serving the purpose of moving communiques from one place to another, were communiques themselves.
Traditionally, artworks have served as a continuum, carrying sensual stimuli from one period to another. Whether flint-chipped arrowheads or self-destructive sculpture, artworks have run the gamut of religions, politics, and ideology, all "ideas" filtered through an artist. Many contemporary artists are now passing these ideas on in the form of stamps. Why?
I believe artists are most concerned with what they convey and communicate. Their style, manner, or method of representation is incidental. Raphael's palette was what he had to work with at the time; I can choose to do a nude on a colon xerox machine. Each artist works within a certain reality of possibilities. Ultimately, communication is the art.
Today, much of the art we see or experience is not in its original form. Slides are projected on a screen, reduced images grace the art magazines - to a certain extent, documentation of the art has replaced the experience of art itself. This is not particularly strange. Every society ritualizes what appears no longer necessary to do. But artists have always wanted more than ritual. Artists want direct experience - and control of their work. Something created with the way it will be communicated in mind Works best. Warhol looks better on the page of a magazine than a work by Hieronymus Bosch, who was only thinking of painting at the time he painted. Most stamps are made with reproduction and communication in mind. > lire la suite

 

Tourisme

Titre : Le" tourisme ": Mail Art en mouvement

Auteur : Daniel Daligand

Source : http://perso.wanadoo.fr/reine.shad

 

L'histoire du mail Art ou art postal est aujourd'hui bien connue. Elle commence au 19e siècle avec la première carte postale (Autriche - 1869) et les tentatives de quelques pionniers : tels Mallarmé, Appollinaire, Erik Satie, les futuristes Italiens, les Dadaïstes, Marcel Duchamp... Ce n'était là que les balbutiements d'une nouvelle forme d'art : des envois curieux ou poétiques, des collage, des lettres dont l'adresse était sous la forme d'un rébus, d'un calligrammeou d'un des poème, dès papier à lettres ou des cartes postales décorées qui s'échangeaient dans un cercle restreint. En 1972, Ray Johnson créa la New York School of Correspondance qu'il définit ainsi : il est " le seul moyen de comprendre quelque chose à mon école est d'y participer pendant quelques temps. C'est secret, privé et sans règles. "
Dans les années qui suivirent, d'autres artistes réinventent le mail art. Il ne s'agissait plus de limiter la communication à un cercle restreint d'initiés ou d'amis, bien au contraire le réseau des échanges devait s'étendre à l'infini. Une bonne dizaine de foyers de reconnaissance de l'art postal sont apparues : en France (J.C.Moineau, J.Blaine) en Amérique du sud (C. Padin, H.Zabala, P.Brusky) au Japon (S.Shimamoto.)...ect.. Il s'agissait souvent de foyers spontanés sans lien direct avec Ray Johnson ou le groupeFluxus ignorant même leurs ancêtres Futuristes. Ainsi vers le début des années 1970 le Mail Art pris véritablement son essor et des" réseaux" commencèrent à se constituer en reliant les pays et les continents. Le nombre des participants à ces réseaux à varié d'une dizaine à quelques centaines. Au total, plusieurs milliers de mails artistes furent actifs pendant la période 1970-1980. Aujourd'hui, il existe un noyau stable de 300 à 500 pratiquants et de nombreux intervenants occasionnels. Dès 1970, des expositions furent organisées donnant une nouvelle impulsion à l'art postal. Parmi les premières et les plus remarquables on peut citer l'exposition Ray Johnson au Withney Museum of Américain Art en 1970, la section Mail Art organisée par j. M. Poinsot à la Biennale de Paris en 1971, Mantua Mail à Mantoue en 1978, la section Mail Art de la biennale de Sao-Paulo organisée par Walter Zanini en 1981. Ainsi l'art postal avait acquis droit de cité dans les expositions officielles et dans quelques galeries. À côté de ces expositions il faudrait mentionner toutes celles organisées par des mails artistes eux-mêmes avec ou sans thème, dans la plupart des pays industrialisés. Une forme particulière de revue - exposition prit même naissance. L'organisateur demande à des mails artistes de lui faire parvenir un document reproduit en 100 ou 200 exemplaires. Il constitue ensuite, en assemblant les pages reçues, un numéro de sa revue diffusées à 100 ou 200 exemplaires. > lire la suite
 

 

 

 

03/12/05

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