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Action directe -
Duo - Ecriture médiévale -
Intérêt public - Lecture
- Lettrisme - Listes -
Monologue fumiste -
Présence - Risque - Situation
- Théâtre - Théâtre
dadaïste - Vidéo-performance
Action directe
Titre : Poésie action directe
Auteur : CHRISTOPHE HANNA
Source :
http://www.aldante.org
Poète(s) cité(s) :
Note de l'éditeur -
Texte théorique proposant de nouveaux outils de réflexions sur l’idée
d’efficacité politique des " écritures poétiques ", à partir des notions
de virussage, de contamination et de "spin" (technique de manipulation de
l’opinion par le truchement des médias). Ici sont convoqués Jakobson,
Denis Roche, Francis Ponge, Lautréamont, ainsi que les principaux
représentants de la poésie contemporaine actuelle. >
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Duo
Titre : À DEUX ON EST PLUS EGOS !
Auteur : Arnaud Labelle-Rojoux
Source :
http://www.sitec.fr/users/akenatondocks/DOCKS
Poète(s) cité(s) : Divers
(...)
Il est possible que tous ceux qui aujourd’hui pratiquent ponctuellement
l’art en duo (je songe notamment à Jean-Baptiste Bruant avec Maria
Spangaro ou avec Alain Buffard, à Nathalie Talec avec Mallory Nataf, à
Philippe Parreno avec Pierre Huyghe ou Pierre Joseph ou Carsten Höller, ou
à Xavier Boussiron, partenaire d’un soir lors des 7 Sets, mais souvent
associé à d’autres : Naïa Sore, Stéphane Bérard, Claudia Triozzi ou Sophie
Pérez au théâtre) ne partagent pas ce point-de-vue sans nuance (le mien !)
davantage fondé sur le contraste que sur le contact. Il me paraît
cependant manifeste que leurs œuvres inspirent, à cause du dualisme qui
les fondent, une interrogation sur ce que finalement elles énoncent. Le
signe + non seulement n’abolit pas la sujectivisation (ni le narcissisme
éventuel de l’artiste) mais complexifie l’œuvre au point de la rendre
inidentifiable en tant que telle : elle n’est pas une, mais deux. C’est en
ce sens qu’il n’y a pas synthèse : One + one (pour reprendre le titre d’un
film de Godard) = One + one. Comme une vision d’ivrogne, double. À ceci
près : il n’y a pas similitude entre chacun, ni équivalence, ni symétrie,
même lorsque tout fait apparaître une ressemblance extrême (« qui se
ressemble s’assemble » proclame le proverbe) : main gauche et main droite
ne sont pas superposables… Même si l’on est frappé dans un certain nombre
de cas par une sorte « d’accord » fugace (de Blue Note diraient les
jazzmen), de proximité intime, de conjugaison de pensée, qui rendent
l’œuvre quasiment inqualifiable. (Duos ? Tandems ?) Philippe Parreno
pointe très bien la chose lorsqu’il qualifie les manifestations réalisées
avec d’autres de dialogues et évoque une « esthétique de l’alliance ». >
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Ecriture médiévale
Titre : L'écriture médiévale comme performance
Auteur : Yasmina Foehr-Janssens
Source :
http://cernet.unige.ch
Poète(s) cité(s) :
La notion de performance concerne à
l'évidence la textualité médiévale, caractérisée par le phénomène de la
variance (B. Cerquiglini). Pour penser le texte médiéval, on ne peut faire
l'économie d'une confrontation entre oralité et écriture. À première vue,
la performance s'attache nécessairement à la valeur orale de la poésie
médiévale. L'écriture est alors conçue comme le mode d'enregistrement d'un
événement vocal, insaisissable sinon par cette prise qui lui rend si peu
raison. Dans cette perspective, l'analyse littéraire cherche souvent à
rendre compte au plus près de cet événement premier, au travers, mais
aussi au mépris, des stratifications de la consignation écrite. >
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Intérêt public
Titre : LA PERFORMANCE : UN CONSTAT D’INTERÊT
PUBLIC
Auteur : Sylvie Ferré
Source :
http://www.sitec.fr/users/akenatondocks/DOCKS
Poète(s) cité(s) : divers
(...)
Si la performance
consiste à présenter l'œuvre en train de se faire, elle a aussi son
histoire : le Futurisme, en passant par le Dadaïsme, Marcel Duchamp,
Fluxus jusqu'à la poésie action de Pierre Albert Birot, Kurt Schwitters
pour le poème phonétique, John Cage, Zaj et Gutaï, le Happening, la poésie
sonore et action, l’art corporel... pour ne citer que ceux-là.
Arnaud Labelle-Rojoux dans son livre, l’acte pour l’art écrit :
« Le mot "performance" apparaît pour la 1e fois selon Jacques Donguy en
1970 sous la signature de M. Hein dans le "Journal of Aesthetics". Il est
à mon avis antérieur : les actions de Rauchenberg sont couramment nommées
performances, Suzi Gablik utilise ce terme en 69 dans le catalogue : Pop
Art redefinited.
David Medalla, dès 1965 dit : dans l'art performance, l'artiste est
l'outil de l'art, il est l'art »
Liée généralement aux années 70, la performance apparaît déjà dans les
années 60. On peut se rappeler alors les interventions de Ben Vautier,
Gilbert & George et Joseph Beuys. >
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Lecture
Titre : La LECTURE de l’ECRITURE de la LECTURE ou
La performance poétique n’existe pas
Auteur : Julien d’Abrigeon
Source :
http://www.sitec.fr/users/akenatondocks/DOCK
Poète(s) cité(s) :
(...) Art-Action disent
certains. Oui. D’accord. Un panier (de crabe) pour tous, puis on pioche la
différence en disant que c’est différent mais la même chose. (ce n’est pas
clair et c’est normal)
Je ne vois pas pourquoi un poète devrait « obéir » (déjà, là…) à des
règles régissant un art issu d’une autre tradition, aussi proche
soit-elle. Pour faire vite, un poète n’est pas un performe(u)r.
Nous n’avons pas besoin de ce terme (& pas tellement plus de l’épithète
action), le principe même de la LECTURE impliquant cela & plus.
Lire. Lire ce peut être un exercice mental, d’un lecteur de livre. Passage
direct de l’écrit à l’esprit.
Mais Lire c’est aussi oraliser un écrit. La LECTURE du poète par le poète
implique donc sa voix, son corps et son souffle. >
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Lettrisme
Titre : Gil Wolman et François Dufrêne: du récital
lettriste à la performance
Auteur :
Guilhem Fabre
Source :
http://cernet.unige.ch
Poète(s) cité(s) : Gil Wolman et
François Dufrêne
"Je Le mouvement
lettriste pourrait bien marquer un tournant dans l'histoire de la poésie
expérimentale, en ce qu'il constitue une théorisation et une
systématisation de procédures largement issues des avant-gardes de la
première moitié du siècle. Les repensant sur le seul mode d'un travail de
la lettre, Isidore Isou en subordonne la dimension performantielle à un
texte qui lui préexiste, tendant ainsi à neutraliser cette part
d'indétermination qui, comme l'a montré Jean-Pierre Bobillot dans un
récent ouvrage, en constitue l'un des enjeux majeurs. C'est dans ce
contexte que peut être analysée la double dissidence de François Dufrêne
et de Gil Wolman, qui quittent tous deux le mouvement lettriste au début
des années cinquante. Si le premier se revendique d'un ultra-lettrisme
alors que le second se rapproche, au sein de l'Internationale Lettriste,
des positions de Guy Debord, ils renouent l'un comme l'autre dans leurs
oeuvres poétiques avec une dimension performantielle dont le mot d'ordre
pourrait être l'injonction de Dufrêne: « Hors de page! ». Cette sortie du
livre implique pour les deux auteurs un tendanciel abandon de la
problématique isouienne de la lettre au profit d'une approche du poétique
comme acte. Crirythmes et mégapneumes constituent ainsi un déplacement de
la relation qui unit le poète à son éventuel récepteur. Au travers de
l'analyse de ce basculement, il s'agira ainsi d'analyser les enjeux
pragmatiques que recouvre, pour Wolman comme pour Dufrêne, le passage à la
performance. Cette recherche d'un nouveau statut-poème pourrait constituer
le point nodal à partir duquel lire l'unité des oeuvres poétiques,
plastiques et cinématographiques des deux auteurs. (Résumé)
Listes
Titre : De l’illisibilité comme condition de la
performance: lListes écrites et jouées chez Valère Novarina
Auteur : Patrick Suter
Source :
http://cernet.unige.ch
Poète(s) cité(s) : Valère Novarina
Les accumulations en
listes sont fréquentes dans l'oeuvre de Novarina: séries de noms de
rivière, de noms d'habitants de Savoie, etc. Or, en version imprimée,
elles ont pour trait commun de n'être guère lisibles: comme toute liste
réitérant sans cesse la même structure, elles tendent à ennuyer le
lecteur, à ne pas solliciter son attention. La page se rapproche de celle
de l'annuaire téléphonique, que personne ne saurait lire en entier. Et
s'il est certes possible de repérer le procédé, de le méditer, de rêver à
son sujet, d'en rire, on peut douter du fait qu'aucun lecteur lise jamais
les treize pages intégralement.
En revanche, paradoxalement, dans la mise en scène de Claude Buchwald,
avec Daniel Znyk dans le rôle de L'Infini romancier, cette tirade de L'Opérette
imaginaire constitue le morceau d'anthologie de la pièce. Certes, en
performance, Daniel Znyk ne respecte pas la structure linéaire du texte;
au contraire, les variations de tempo et la gestuelle abondante jouent un
rôle essentiel. Mais l'on ne peut qu'être frappé par l'hiatus existant
entre les versions écrite et scénique.
Quelle est sa raison? Sans doute peut-on imaginer que le texte surabondant
n'a ici d'autre fonction que de s'effacer devant sa prise en charge dans
une voix et un corps ― de permettre une performance. (Résumé)
Monologue fumiste
Titre : L'Art de parler pour ne rien dire. Le
monologue fumiste fin de siècle (Ouvrage)
Auteur : Françoise Dubor
Source : Presses Universitaires de
Rennes, coll. " Interférences ", 2005.
Poète(s) cité(s) :
Le monologue fumiste
est une pure blague, sans prétention ni ambition. Il désigne le théâtre
dans son plus simple appareil, à certains égards rime avec l'esprit de la
Foire, inventif dans sa mécanique comique, déclinant à l'envi la formule
d'un personnage unique et inepte, imbu dans sa vanité, tyranniquement
indifférent au temps et au lieu qui le circonscrivent. Sa parole est une
absence à soi-même, un carrefour livré à tous les vents des discours
sclérosés de la fin du xixe siècle. Et grotesquement, rien de plus
démocratique que cette forme en creux qui réunit une société entière,
pétrifiée, nerveuse sans mouvement, et qui se représente en mettant en
danger le théâtre lui-même, à force d'éprouver ses limites vitales : elle
exclut de sa scène l'action dramatique, donne à son personnage toutes les
raisons de disparaître (et ainsi soit-il, immanquablement).
À force de se démembrer, au gré d'une vogue envahissante et opiniâtre, en
dépit de Charles Cros avec son pourtant inaugural Hareng saur, mais
soutenue par son interprète majeur, Coquelin cadet, elle provoque deux
effets, présent et futur, inattendus dans leur disproportion à l'égard de
son insignifiance exhibée. Double état des lieux d'une société qui
redéfinit dans sa propre incompréhension ses contours et ses étages, et
d'un théâtre compassé et exsangue, le monologue fumiste se résout
radicalement en un geste d'autodestruction, en guise d'acte essentiel.
Or, certes " moderne ", sa désinvolture fait peser sur toute forme
dramatique comme sur toute production de sens, un doute assez puissant
pour préparer la naissance des avant-gardes, et elle enclenche un soupçon
tenace après lequel s'élabore un certain théâtre du xxe siècle, mal
qualifié d'absurde, ou par ricochet, de nouveau. (4è de couverture)
Présence
Titre : «La mort est une performance»
Auteur : Peggy Phelan / Elisabeth
LEBOVICI
Source :
http://www.liberation.fr
Poète(s) cité(s) :
L a
performance fait retour, comme le corps est devenu institution : du
Guggenheim de New York au Siemens arts program de Bochum, symposiums,
expos et bien sûr actualité des productions plastiques reparlent de cette
forme artistique qui emprunte également à la danse, au théâtre, à des
références orientales. La présence à Paris, pour trois colloques (1), de
Peggy Phelan, universitaire, dont les textes dans Art et féminisme sont
aujourd'hui traduits en français (Phaidon), offre l'occasion de jeter
quelques lumières sur un terrain d'études récent. >
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Risque
Titre : LE RISQUE ARTISTIQUE PERFORMATIF
Auteur : Richard Martel
Source :
http://www.sitec.fr/users/akenatondocks/DOCKS
Poète(s) cité(s) : Alain-Martin
RICHARD, Pierre-André ARCAND, etc.
(...) Nous pensons que
la performance est une actualisation d'éléments significatifs dans un
espace‑temps relatif. I1 nous importe particulièrement d'agir localement
en fonction des lieux; le dispositif s'ajustant à ce moment prend une
dimension contextualisée. Le fait de travailler en groupe amène une
énergie de « confrontation » qui fait côtoyer alors diverses approches
personnelles dans une synthèse dynamique. Nous partons habituellement d'un
corpus d'intentions subjectives, d'éléments simples pouvant se modifier au
fur et à mesure d'une énonciation, selon la situation. Une sorte de
situationnisme de déplacements, tant au niveau des idées que de la mise en
forme.
Nous postulons que les phénomènes de communication sont des «
transformables » qui permettent l'incursion de l'aléatoire et de
l'accidentel. C'est comme s'il y avait certains objets, certaines
manipulations qui n'obtiendraient leur réalité performative que
lorsqu'elles sont soumises à la tension de leur prestation. Le fait d'agir
à plusieurs permet d'atteindre une densité non prévisible qui crée ainsi
comme une sorte de balancement d'une proposition à l'autre. >
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Situation
Titre : La performance
Auteur : Cyrille Bret
Source :
http://www.sitec.fr/users/akenatondocks/DOCKS
Poète(s) cité(s) : Filliou, Blaine...
(...)
Le lieu n’est pas sans influence sur le niveau de réception d’une action.
Telle ou telle disposition peut invalider une action dans sa globalité.
Certes, le problème se pose d’avantage pour la poësie-action que pour
d’autres formes d’action, lesquelles ont pour aspect d’intégrer autant que
faire se peut les déterminations propres à l’espace d’actualisation, de se
situer. La poësie-action installée dans les lieux dévolus au Livre, lors
d’un énième printemps des poëtes, n’a guère d’autre valeur que d’illustrer
la Littérature [évidentissimement] écrite. De même, les foires, salons, où
les amis de la poësie [qui sont souvent ses pires ennemis] affluent,
n’acceptent les lectures-actions, performances qu’au titre d’une
hypothétique animation. Je me souviens à ce titre d’une superbe
performance de Julien Blaine lors du salon des revues de création
d’Aix-en-Provence en juillet 1998 : il avait bradé des Doc(k)s [première
série] à la criée. Situ’action, exaspér’action, taillage de lard,
politique de la terre brûlée + tout ce qu’il y avait de tragique là
derrière. Ce fut parfait, largement effi-casse. La meilleure action
élaborée pour [dans & contre] ce cadre. A contrario, que peut-on faire
dans l’amphi F105 de l’ENS (j’y ai vu maint performeur s’y casser les
dents), où la composition communicationnelle institue un rapport à
l’auditeur hiérarchisé, frontal, normatif ? >
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Théâtre
Titre : La scène invisible dans l'oeuvre d'Antonin
Artaud
Auteur : Natacha Allet
Source :
http://cernet.unige.ch
Poète(s) cité(s) : Antonin Artaud
L'idée de « théâtre »
redevient insistante dans l'oeuvre tardive d'Antonin Artaud, depuis la fin
de son séjour à Rodez en 1946 jusqu'à sa mort en 1948, mais elle ne fait
plus l'objet de réflexions théoriques suivies, et elle ne donne plus
naissance à des projets de mise en scène strictement dramatiques. Elle
apparaît dans certains textes poétiques et dans certains dessins, ainsi
qu'à l'occasion de diverses manifestations artistiques, sous la forme
d'une performance virtuelle qui serait à l'origine mais aussi à l'horizon
de toute production artistique.
Les travaux plastiques et littéraires d'Artaud semblent bien constituer à
ses yeux des traces actives de cette performance imaginaire, au même titre
que sa conférence au théâtre du Vieux-Colombier (1947), son émission
radiophonique « Pour en finir avec le jugement de Dieu » (1948) et
l'exposition de ses portraits et autoportraits à la Galerie Pierre (1948).
Les différentes réalisations de la scène primordiale soumettent le texte à
une forme de déterritorialisation, dans la mesure où celui-ci est arraché
à son lieu pour être exporté dans la feuille à dessin, ou projeté dans
l'espace sensible à trois dimensions: il gagne une existence plastique ou
prend la consistance du souffle et de la voix; les textes poétiques en
eux-mêmes, souvent écrits en vue d'être proférés, témoignent de ces
bouleversements. Artaud affirme d'ailleurs explicitement vouloir quitter «
la lettre écrite pour la lettre ». (Résumé)
Théâtre dadaïste
Titre : L'Empereur de Chine: la trace d'une
archéologie théâtrale de la performance
Auteur : Françoise Dubor
Source :
http://cernet.unige.ch
Poète(s) cité(s) : Georges
Ribemont-Dessaignes
Le théâtre dadaïste est
une pure audace, où le son s'insinue dans le lexique et la syntaxe, et où
la qualité d'oralité du texte a partie liée avec l'actualité de la
représentation théâtrale, avec l'usage du présent de toute parole, et avec
l'oralité de la poésie sacrée et de la poésie « tribale ». L'Empereur de
Chine de Georges Ribemont-Dessaignes qui inaugure le théâtre Dada, quoique
dans une filiation avec Ubu-Roi de Jarry, permet d'interroger le concept
de « performance » et ses enjeux esthétiques et politiques. Certes écrit,
le texte thématise et inscrit simultanément les marques de son oralité
distinctive et spécifique. La performance de sa profération vaut ici
autant que le rythme, les jeux de sonorités et les évolutions thématiques
structurées. Il s'agit de montrer le caractère révolutionnaire d'une telle
conception de la langue dramatique, de son pouvoir de destruction, sinon
de charge nihiliste, mais aussi d'évaluer le « monument » que propose
l'amas de ruines qu'il provoque, conformément au fonctionnement d'une
performance. La langue conçue comme matière première invite à reconsidérer
la façon dont le texte porte, crée, déforme et reconstitue le sens, à
partir de sa profération. Ce faisant, la langue devient un instrument
critique du pouvoir, et révèle des enjeux proprement politiques. (Résumé)
Video-performance
Titre : LA VIDEO-PERFORMANCE , DOCUMENT et OBJET D’ART
Auteur : Danielle FIORENTINI
Source :
http://www.sitec.fr/users/akenatondocks/DOCKS
Poète(s) cité(s) : Sterlarc
La « vidéo-performance
» est une pratique dont le statut, tout comme celui de la performance,
semble flou, mouvant et contradictoire : les nuances sont en effet souvent
ténues entre les termes « happening », « manoeuvre » et « performance ».
De nouveaux concepts, de nouvelles appellations cherchent à nommer, donc à
comprendre et à expliquer la nouvelle nature indisciplinée de l’art
performance. Sont apparues dernièrement les notions de résidences, de «
work in progress », d’ « installations », d’ « actions virtuelles », d’ «
art vivant », de « rituels » ainsi que le recours de plus en plus fréquent
au concept d’ « art action ».
L’expression « video-performance » renvoie à une pratique qui oscille
entre le témoignage, le documentaire et l’objet d’art à part entière.
Cette dernière soulève des questions de fond à propos de l’essentiel, sur
la nature et l’impact de l’art action .Outre sa résistance à se laisser
appréhender, la vidéo-performance convoque avant tout la problématique des
rapports entre la performance et l’image : la création de documents
visuels à partir de performances préoccupe souvent les artistes compte
tenu des réticences que la caméra-ou l’appareil photo- suscitent. >
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ARNAUD LABELLE-ROJOUX
L'Acte pour l'art
coll. & (critique) - al dante
De
Dada à la performance, l’ouvrage de référence sur l'histoire de l'Art-Action
du XIXe siècle à nos jours.
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