Lettre à Isa K
Bien volontiers, que j’écrive une notice à propos de ton livre « Le Temps et l’Espace sont morts hier », (Marinetti), aux éditions L’improviste, & + encore dans l’urgence d’une époque glauque, Lepénombreuse, lourde de menaces ! Ton livre qui éclaire, historiquement, démasque les dessous du boisseau-boileau du si peu Surréalisme, où avant-garde (à Dada) n’était pas honni, banni avant la néo-conforme-écriture. Période charnière (de la gde boucherie 14/18 aux charniers industriels 42/44), où il se définit que tous arts, tous azimuts, sans hasards, est artefact, autoréférencé, en entités ; procédures de procédés pour inventer, imaginer (oralité, spatialisme, répétition, abstraction), pour défricher & mener la guerre à la pseudo mimèsis requise, dictée par le capital. Le dire, le redire, & tjrs enfoncer le clou ! Même si certains ont souscrit au rêve de « l’œuvre totale », s’en défendre face au Gd Englobant, au méga Engluant de la pensée unique. Il est urgent qu’on lise ton opus roboratif, instruit & fougueux, & + encore, destiné aux adeptes de la petite prose du quotidien, histoire de remettre les pendules à l’heure, (ce qu’ils n’ont pas !). Ton livre salutaire est un anti-virus ! Merci, je t’embrasse !
Alain Robinet,
pour « Tuyau ».
